Il parle du manque du temps de jeu des « jeunes loups » de la sélection

Il parle du manque du temps de jeu des « jeunes loups » de la sélection

Hadj Moussa : «Même si on ne joue pas beaucoup, il n’y a aucune frustration » 

Même s’il est titulaire indiscutable au Feyenoord, il n’en demeure pas moins, qu’Anis Hadj Moussa, tarde à s’installer avec la sélection, la faute peut-être à Mahrez, qui joue dans le même couloir, et de plus capitaine et cadre des Verts. Mais le joueur n’en fait pas une « affaire d’Etat », bien au contraire, il estime que le groupe vit bien, et que les jeunes sont certes « impatients » de prendre la relève, mais que l’équipe est au service du groupe : « Il y a un vrai renouveau dans cette équipe, et on le ressent clairement. Même si on ne joue pas beaucoup, il n’y a aucune frustration. On a une vraie confiance du coach. »

«Ce n’est pas la même beauté d’éliminer grâce à une virgule (Ghoraf, ndlr) ou un crochet. La virgule, elle va tourner sur les réseaux »

Hadj Moussa, dribbleur dans l’âme se défend de vouloir faire dans le spectaculaire, mais, aime tout de même le jeu à la « garincha » qu’il pratique : « En U17 à Lens, je prenais le ballon à l’engagement et je partais dribler l’équipe adverse. Comme sur FIFA ou PES, tu vois ? Marquer ou faire des passes décisives, je m’en fichais …La palette du dribbleur est large. Il y a plein de façons d’éliminer un adversaire, et toutes se valent. En revanche, ce n’est pas la même beauté d’éliminer grâce à une virgule ou un crochet. La virgule, elle va tourner sur les réseaux »

« Tu ne peux pas atteindre le top niveau juste en dribblant. J’ai déjà mis certaines choses de côté »

Mais en grandissant le joueur, a mis de côté le « dribble de trop » et se concentre aujourd’hui, sur le travail d’équipe : « Quand tu grandis, tu comprends pourquoi tu dois moins dribbler, marquer plus de buts. Tout le monde sait qu’aujourd’hui tu ne peux pas atteindre le top niveau juste en dribblant. J’ai déjà mis certaines choses de côté. Moi je kiffe être collé à la ligne ! Quand je jouais à Vitesse Arnhem, c’était abusé, je mangeais la ligne et on me mettait systématiquement la balle pour partir en un contre un. Bon, aujourd’hui, ce n’est plus possible, maintenant qu’ils me connaissent, j’ai toujours deux ou trois joueurs sur moi. Je suis obligé de varier mon jeu : rentrer à l’intérieur, prendre la profondeur. Mais de base, je suis un pur joueur de ligne. »

« Être mauvais, ça arrive à tout le monde. Sinon, on serait tous au Barça »

Enfin, Hadj Moussa, ne veut « pas se renier » mais assume pleinement son style de jeu : « Oui, et d’ailleurs je n’ai jamais remis en cause mon style de jeu en raison d’un match raté. Être mauvais, ça arrive à tout le monde. Sinon, on serait tous au Barça ! Après, mes stats personnelles, je les surveille un peu quand même. Surtout le nombre de ballons perdus. Ça doit être pour me rassurer (rires) », a-t-il terminé.