Axe central à Lille et chez les Verts

Axe central à Lille et chez les Verts

Serge Romano : «Il a un leadership naturel, il a beaucoup d'impact sur les joueurs » 

Aïssa Mandi enchaîne les titularisations dans l'axe de la défense lilloise. Il est devenu un homme clé grâce à son leadership. Au moment du traditionnel taureau, les groupes se constituent par affinité ou par complicité générationnelle. Les anciens sont réunis autour d'Olivier Giroud, de Benjamin André, de Chancel Mbemba, entre autres.

Saâd : « Il est très fort sur le porteur de balle »

Mais Mandi renaît. Felipe Saad, consultant pour Ligue 1+, commentait la défaite du LOSC à Strasbourg (2-0). Il en est revenu conquis. « Il a été énorme sur tout ce qui était prise de décision, quand il fallait sortir ou reculer. Son seul souci, comme il est très fort sur le porteur de balle, il a tendance à mettre beaucoup d'impact ce qui peut occasionner des cartons. » On aurait pu imaginer Mandi derrière Nathan Ngoy, considéré comme le futur Diakité, ou Mbemba, au statut plus établi ? Rien de tout ça. Même axial gauche, peut-être pas son poste préférentiel, même sans la vitesse espérée des défenseurs modernes, il repousse la concurrence.

«Même son manque de vitesse, il le compense par une intelligence » 

En interne, on loue sa mentalité, sa manière de se comporter dans le vestiaire. Serge Romano, l'adjoint de Djamel Belmadi lors de la CAN algérienne victorieuse en Égypte en 2019, ne se montre pas surpris. « Il a un leadership naturel, il a beaucoup d'impact sur les joueurs, en match ou à l'entraînement. C'est une bonne personne, positive dans un groupe. Même son manque de vitesse, il le compense par une intelligence, un bon jugement à l'instant de prendre une initiative. »

Génésio : «Pour les jeunes, c'est un exemple à suivre car il n'y a pas que ce qu'on fait sur le terrain qui compte pour être performant » 

Romano évoque encore sa qualité technique en phase offensive, cette passe qui casse les lignes et son professionnalisme « vu ce qu'il fait en termes de récupération, de diététique... » Ce travail invisible lui permet d'enchaîner club et sélection où il totalise le record national avec 110 capes. « Il n'a pas le même rendement que l'an passé, admet Bruno Genesio en réponse à une question sur ce thème précis. Mais il n'avait pas eu l'occasion d'enchaîner autant et a joué à deux postes, arrière droit et central. Là, il a trouvé un poste et un rôle qui lui convient parfaitement bien. Peut-être que pour les jeunes, c'est aussi un exemple à suivre car il n'y a pas que ce qu'on fait sur le terrain qui compte pour être performant... En tout cas, il est dans une très très belle dynamique que ce soit dans les performances ou dans ce qu'il dégage comme leadership naturel. Je sais que l'année dernière, il a souffert parfois de ne pas être tout le temps titulaire. » Certainement moins cette année.