La Serie A abandonne déjà son ballon orange après "un choix malheureux"
Quelques semaines et puis s'en va. Introduit le week-end du 22 et 23 novembre lors de la 12e journée, le ballon hivernal de la Serie A va bientôt être retiré, comme l'a annoncé le président du championnat italien, Ezio Simonelli. Il avait immédiatement suscité la polémique en raison de sa couleur orange. Pensé pour se distinguer par son "impact fort et unique sur le terrain", remplaçant les traditionnels ballons blancs ou jaunes, le ballon orange était considéré comme une innovation de pointe grâce à une technologie lui permettant de conserver sa forme et d'absorber moins d'eau. Sur le papier, tout semblait être réuni pour faire du cuir une véritable réussite. À un détail près: sa couleur, habituellement réservée pour les matchs sous la neige ou dans le brouillard, n'est pas visible pour tout le monde sur la pelouse verte.
Un retour au jaune ou au blanc
"Un choix malheureux", a estimé Ezio Simonelli sur Radio Anch'io Sport, comme le rapporte SkySport. "Nous avons reçu de nombreuses plaintes justifiées à ce sujet; certaines personnes sont daltoniennes et ne peuvent donc pas voir le ballon. Nous avons demandé à notre fournisseur d'avancer la livraison des nouveaux ballons, leur production a commencé mais il faudra un certain temps avant de pouvoir remplacer ces ballons orange." Et de poursuivre: "Nous reviendrons au jaune ou au blanc. Il nous faut 25 ballons par match, soit 500 par semaine, sans compter ceux que nous donnons aux équipes pour l'entraînement." Un retour en arrière dont s'est réjouie l'association Aidacon Consumatori par la voix de son président Carlo Claps. "De nombreux supporters estimaient que leurs droits de consommateurs avaient été bafoués, notamment ceux qui avaient souscrit à des abonnements annuels onéreux aux chaînes de télévision", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Il Mattino. "Nos demandes ont enfin été entendues; il était intolérable que la Ligue italienne de football ignore le besoin d’inclusion et de qualité de visionnage de son public, causant ainsi un préjudice financier et moral aux abonnés."
