Le jeune footballeur qui a préféré Oxford à Manchester City

Le jeune footballeur qui a préféré Oxford à Manchester City

Han Willhoft-King : « J'ai toujours eu l'impression de ne pas être suffisamment stimulé par le football»

Il a préféré étudier le droit à Oxford plutôt qu'évoluer sous les ordres de Pep Guardiola. Ce choix, Han Willhoft-King (19 ans) l'assume, malgré les questions d'« environ 90 personnes différentes », déjà, depuis sa première rentrée au sein de la prestigieuse université située au nord-ouest de Londres : « J'ai toujours eu l'impression de ne pas être suffisamment stimulé par le football. Comprenez-moi bien, j'adorais toujours ça. Mais j'avais le sentiment de pouvoir faire plus », assure auprès du Guardian l'étudiant qui s'entraînait régulièrement avec le groupe professionnel, même s'il évoluait pour l'instant avec les U21 de Manchester City. Ralenti par des blessures à répétition ces dernières années, l'ancien de l'académie de Tottenham se dit également attiré par le monde universitaire. Une filiation sans doute liée à son éducation puisque son père, Jorg, est un ancien professeur de philosophie à l'université, aujourd'hui employé dans une entreprise qui accompagne des étudiants internationaux.

S'entraîner avec les pros à City ne l'a pas séduit

Signé par l'université d'UCLA à Los Angeles en janvier 2025, Willhoft-King s'est entraîné quelques semaines avec le FC Cincinnati 2, club de MLS Next Pro. « À ce moment-là, mon objectif était encore de devenir professionnel et j'avais le sentiment que je le regretterais toujours si je ne rejoignais pas Manchester City », explique-t-il, toujours auprès du Guardian. « Je me disais sans cesse : ''Et si j'avais saisi cette opportunité ?'' Maintenant que c'est fait, je peux quitter le football en sachant que j'ai tout donné. C'est beaucoup plus rassurant pour moi. » Alors que City souhaitait le prolonger d'un an, le milieu de terrain anglo-américain a préféré changer de voie. « Je ne dirais pas que je suis désillusionné mais on se rend compte que... s'entraîner avec l'équipe première est devenu quelque chose que personne n'attendait avec impatience, aussi étrange que cela puisse paraître, pose Willhoft-King. Parce qu'on ne faisait que presser. On courait après le ballon comme des chiens pendant une demi-heure, une heure. Ce n'est pas une expérience très agréable, surtout quand on essaie de presser De Bruyne, Gündogan ou Foden. Impossible de les approcher, alors le manque d'envie l'emporte sur l'admiration. »