Tony Bloom, accusé d'avoir dirigé un réseau de paris clandestins
Président propriétaire de Brighton, Tony Bloom, se retrouve au coeur d'un scandale en Angleterre. Le milliardaire de 55 ans, par ailleurs parieur professionnel reconnu, est accusé d'avoir supervisé un réseau clandestin de paris sportifs pesant près de 600 millions de livres par an (687 M€), révèle The Times. La plainte, déposée devant la Haute Cour de justice par un ancien employé de Starlizard _ la société d'analyse et de conseil aux paris fondée par Bloom _ décrit un système structuré, utilisant des comptes offshore et des prête-noms pour miser massivement, principalement sur des matches de football.
L'intéressé nie toute infraction
Selon le plaignant, ces comptes incluaient notamment ceux de George Cottrell, ex-collaborateur de Nigel Farage - député britannique classé à l'extrême droite -, déjà condamné aux États-Unis pour blanchiment d'argent. Il affirme que Bloom et son syndicat auraient engrangé des bénéfices colossaux en se servant de ces identités pour contourner les restrictions imposées aux acteurs du football. Le patron de Brighton bénéficie toutefois, depuis 2014, d'une dérogation spéciale de la Fédération anglaise, lui permettant de parier tant qu'il n'intervient pas sur les matches de son club ou de Premier League. Bloom, qui a conduit Brighton des divisions inférieures à l'Europe, nie toute infraction. Ses avocats doivent déposer une réponse en justice dans les prochaines semaines. La FA, elle, reste silencieuse le temps de la procédure.
