« C'est plus dur en dehors du terrain »
Il a 24 ans, a été formé à Flamengo et évolue depuis l'hiver 2023 à Wolverhampton. Sur le terrain, Joao Gomes est un joueur de football comme les autres. Mais dans la vie de tous les jours, le milieu de terrain brésilien est atteint de bégaiement. Comment, alors, arrive-t-il à pratiquer au haut niveau un sport collectif qui nécessite de communiquer avec ses partenaires, alors que les actions s'enchaînent et que les matchs se déroulent dans des stades bruyants ? "Je pense que c'est, en fait, plus dur en dehors du terrain", confie Joao Gomes à Damaris Cooke dans le programme "Sign Up-Into Football" diffusé par TNT Sports. "Quand je suis sur la pelouse, tout va beaucoup plus vite. Beaucoup de choses se passent en même temps et je peux être un peu plus dynamique."
D'autres footballeurs atteints de bégaiement
Une expérience similaire à la Britannique, quadruple médaillée de bronze (une fois en futsal et trois fois en football) aux Deaflympics, compétition réservée aux athlètes sourds et malentenants. Si elle concède qu'il est parfois difficile pour elle de communiquer et qu'elle doit faire des gestes pour se faire comprendre, elle a l'impression que tout le monde la comprend sur le terrain. "C'est vrai", confirme Joao Gomes. "Et je peux communiquer d'autres manières, pas seulement avec des mots mais aussi des actions." Le Brésilien n'est pas le seul footballeur à être atteint de bégaiement. L'international suédois Ken Sema, bègue depuis l'âge de six ans, s'était confié sur son handicap auprès de L'Equipe. "Ç'a pu être dur, plus jeune, quand le bégaiement est apparu. Je me demandais parfois: 'Pourquoi moi?' Et puis j'ai grandi et réalisé que ça faisait partie de ce que j'étais, que c'était ma normalité. J'ai vite arrêté de considérer ça comme un obstacle."
