D'où vient vraiment le clapping ?
Pour fêter la victoire des Spurs contre le Thunder (113-110), Victor Wembanyama a introduit un nouveau rituel auprès des fans de San Antonio. « Je voudrais, avec mes coéquipiers, vous proposer une tradition sur laquelle nous avons bossé avec les Jackals (groupe d'ultras créé à l'initiative du Français) alors mettez tous les bras en l'air et écartez-les », a-t-il lancé depuis le parquet. Mailloche en main, il a dicté le rythme pour les personnes dans les tribunes, dont les applaudissements se sont peu à peu accélérés. Moment de communion avec le public, cette initiative a néanmoins suscité l'émoi de nombreuses personnes sur X, clamant que « Wemby » n'avait fait que reprendre le « Skol », un rituel d'avant match des Minnesota Vikings en NFL. Si la ressemblance est impossible à nier, crier au vol ou au manque d'originalité serait oublier que ce type de célébration trouve racine bien loin des sports américains et que ce type de pratique est déjà très populaire en Europe. Si vous avez assisté à une manifestation sportive au cours des neuf dernières années, vous aurez sûrement compris que Wembanyama a tout simplement importé le clapping dans le Texas. Cette pratique - aujourd'hui utilisée à outrance pour réveiller les tribunes ou célébrer une victoire - s'est largement popularisée auprès du grand public lors de l'Euro 2016 de foot grâce à l'Islande. Si les Islandais ont brillé sur le terrain (élimination en quarts de finale face aux Bleus, 2-5), leurs fans se sont aussi fait remarquer avec le vacarme qu'ils causaient en tribunes. Durant tout le tournoi, les supporteurs islandais n'ont cessé de lancer le Huh, une suite de cris guerriers rythmés par des applaudissements de plus en plus rapides.